Les réponses à la crise


Les réponses américaines


En 1932 un homme nouveau est élu démocratiquement avec 57,3% des voix. Cet homme est le démocrate Roosevelt, qui pour faire face à cette crise met en place une nouvelle pratique qu’il appellera le New Deal.
En cent jours quinze lois sont votées. Ces lois visent à relancer le secteur bancaire, agricole et industriel, et faire baisser le taux de chômage.







Roosevelt, comment réorganiser le secteur bancaire ?
D’abord il faut prendre des mesures de sauvegarde c’est-à-dire il faut rétablir la confiance des gens pour qu’ils réinvestissent dans les banques. Mais aussi renforcer le contrôle de l’Etat sur le système bancaire.


Comment réactiver l’agriculture ?





Pour l’agriculture on vote le Agricultural Adjustement Act  qui consiste à restreindre la production agricole pour lutter contre la chute des prix. Les agriculteurs qui baissaient leur production recevaient en contre partie des aides de l’Etat.
Comment redynamiser l’industrie ?
Dans l’industrie le vote du National Industrial Recovery  acte pour but est de favoriser la relance en donnant de nouvelles bases à la concurrence. Maintenant les grandes entreprises sont plus efficaces et sont  l’élément dominant. Les différentes industries établissent des codes de concurrence loyale, elles pourront fixer des prix minimum et des quantités de production, les ouvriers bénéficiant des salaires minimums, et la durée du travail étant limitée et le travail des enfants interdit.

Comment lutter contre le chômage ?
Pour lutter contre le chômage d’autre mesures sont prisent des mesures d’aide aux chômeurs, avec la création de la Civil Work Administration chargée de faire des travaux de reconstruction ou bien d’aménagement d’un territoire en embauchant des chômeurs.






Les réponses boliviennes


Les conséquences de la crise américaine en Bolivie étaient quelque chose qui méritait de la préoccupation, non seulement de la part de la population qui ne pouvait presque rien faire, mais surtout des politiciens au pouvoir qui avaient dans ses mains le pouvoir d’un changement à long terme.






Le gouvernement de Salamanca (1931-1934) :



Daniel Salamanca fut président de la république de 1931 jusqu’à 1934, sa gestion était importante car il fut le premier gouvernement à subir les effets de la crise économique.
Le ministre de finances de Salamanca, Demetrio Canelas, proposa en 1931 un plan d’inflation contrôlé pour essayer de sortir de cette crise économique: ceci permettait à l’Etat (dans ce cas à la Banque Centrale) de régler l’intérêt nominal  pour contrôler les effets de la crise. C’étaient des effets d’inflation, mais contrôlées qui allaient durer plusieurs années et qui toucherons aussi le panier familial. Le gouvernement a dû appliquer immédiatement cette mesure qui a amenée à des protestes tant politiques comme de la population à cause de ses effets sur plusieurs années.
Dans le tableau ci-dessous nous pouvons clairement voir comment la crise à fait effet dans la production d’étain et que le plan d’inflation contrôlée n’a pas beaucoup servit.

Titre : Production d’étain 1931-1935
ANNEE
PROD. (TON.)
COTISATION (£)
EXPORT. (B$)
IMPOTS (B$)
1931
31.637 ton.
118 £
48,4
1,5
1932
20.919 ton.
135 £
37,1
1,3
1933
14.957 ton.
194 £
55,7
2,8
1934
23.201 ton.
230 £
99,6
4,1
1935
25.403 ton.
225 £
115,0
6,2
La production est en tonnes, la cotisation en livres par tonne, la quantité exportée en millions de bolivianos et les impôts en faveur de l’Etat en millions de bolivianos.
Source: Carlos D. Mesa, Historia de Bolivia

Cela a conduit au gouvernement à prendre deux mesures : la suspension du payement de la dette externe et la conversion de monnaie préférentielle pour l’exploitation minière. En plus on a obligée aux exportateurs miniers à donner le 65% de leurs devises à la Banque Centrale.


Le gouvernement de Toro (1936-1937) :




Le gouvernement de Jose David Toro durera seulement une année, il fut une gestion qui dû supporter les effets de la post guerre et de la grande dépression.
C’est le lendemain de la guerre et la situation économique du pays n’était pas du tout bonne, on devait supporter le poids d’une dette externe impayable, d’une guerre perdue et d’un procès inflationniste qui affectait non seulement à l’Etat mais surtout aux poches des ménages. Le procès inflationniste a emmené à la dévaluation de notre monnaie : de un boliviano pour 18 centimes de livre en 1932, à un boliviano pour moins d’un centime en 1936. Même si la production fut affectée par le krach et la guerre, on maintenait le nombre nécessaire de travailleurs pour répondre aux demandes d’exportations.


Le gouvernement de Busch (1937-1939) :



Germán Busch fut un président impulsif, avec des débordements émotionnels. Pourtant, il fut héros de la guerre du Chaco organisa un coup d’Etat à faveur de Toro en 1936 et un autre pour lui-même en 1937.
Les entrepreneurs miniers ont cru que Busch allait garantir le retour au vieil ordre, mais ils se sont trompés gravement. La situation n’était pas la même que celle des deux premiers décennies, c’est pour ça que Busch a dicté le décret du 7 Juin 1939 selonlequel100% des devises obtenues par exportation de minéraux devaient être données à l’Etat en dollars ou livres, et celui-ci donnerait son équivalant en boliviens.
Cette politique a été très intéressante pour le trésor de la nation et a marqué le point le plus dur des relations entre le gouvernement et les entrepreneurs miniers. Ces tensions et plusieurs autres ont conduit à la mystérieuse mort de Busch en 1939.
Pourtant, le procès d'inflation provoquait une situation économique encore difficile. Ce fameux plan inflationniste de 1931 qui était supposément contrôlée, sortit complétement de control :

Titre : Taux d’inflation de 1936 à 1939
ANNEE
           INFLATION
1936
26%
1937
14%
1938
35%
1939
38%

Source : Carlos D. Mesa, Historia de Bolivia


La production d’Etain en Bolivie et la deuxième guerre mondiale :

En 1939 exploitât l’un des conflits le plus importants, sanguinaires et meurtriers de toute l’histoire de l’humanité. Non seulement l’Axe mais aussi les Alliés avaient besoin d’étain pour fabriquer des armes de guerre, américains et anglais avaient donc besoin d’une provision adéquate d’étain en temps de guerre. En 1940 la Metal Reserve Company d’Etats-Unis a signé avec la Bolivie un compromis de provision de cette  matière à un prix de 48,5 centimes de dollar par livre fine. Initialement cet accord a augmenté la production d’étain de notre pays qui traversait par un mauvais temps, on avait mis d’espoir à cette situation et on pensait que le pays allait ressortir de ces mauvais temps.

Peu de temps après, le gouvernement a voulu augmenter le prix de la libre fine à 60 centimes, mais les Etats-Unis n’acceptèrent qu’en 1942. Si on voulait continuer à être fournisseurs de cette matière première on devait maintenir ce prix jusqu’à la fin de la guerre, ce qui a causé un dommage à l’économie du pays.
Pourtant, même si on a perdue de l’argent en fournissant aux Etats-Unis d’étain, cette arrivée constante d’argent et en grande quantité à notre pays a signifié d’une certaine façon le début de la récupération de cette longue crise qui a beaucoup touché la Bolivie.
Des historiens disent aujourd’hui qu’on pourrait considérer cette acceptation des prix américains comme une subvention de l’état bolivien dans la vente de cette matière première.  Après tout, cela a signifié une approche diplomatique entre le gouvernement des Etats-Unis et de la Bolivie pendant plusieurs décennies.



Titre : Principaux producteurs d’étain jusqu’à 1954.        




Source: Carlos D. Mesa, Historia de Bolivia         




Titre : Production d’étain 1940-1945 en Bolivie.


 Source: Carlos D. Mesa, Historia de Bolivia

Le plan Bohan :

Plusieurs gens comparent aujourd’hui le Plan Bohan en Bolivie avec le Plan Marshal en Europe qui a aidé à la reconstruction post guerre. Le plan Bohan fut une mission économique des Etats-Unis en Bolivie qui avait pour but la récupération et la diversification économique et sociale.

Les bonnes relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Bolivie ont facilité l’arrive de la mission américaine en 1942, c’était Merwin L. Bohan qui était  en charge. La mission proposait un projet d’intégration de l’économie nationale car notre économie continuait à être vraiment dépendante des exportations d’étain avec des prix internationaux très fluctuants.
Le plan Bohan proposait la solution : diversifier l’économie  en s’appuyant sur le développement intensif de l’agronomie pour pouvoir sortir d’une fois pour toutes de cette situation de monoproduction. Bohan indiquait l’importance de transformer l’orient en moteur et tête du pays.
Ce plan signalait à Santa Cruz comme la région avec le plus grand potentiel pour une croissance économique. Cependant, le plan n’aura pas des effets immédiats, mais la mission continuera jusqu’à la décennie de 1980.

Comme résultats de la mission de Bohan fut construite en 1943 la première autoroute asphaltée de Cochabamba à Santa Cruz, la création de la Corporacion Boliviana de Fomento (CBF) qui propulsera le développement agroindustriel du pays, et la création du Ingenio Azucarero Guabiara, entre autres. Pour tout ça il y avait un budget de 88 millions de dollars de l’époque.

A Dieu merci que la mission de Bohan est arrivée en Bolivie car cella à signifie une certaine diversification de l’économie du pays aussi comme une sortit à cette crise économique qui nous tenait du cou.


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